LE TRAVAIL ET LES ŒUVRES DES ARTISTES EN IMAGES





Waremme : Emilio López Menchero

L’homme bulle

Hôtel de Ville de Waremme

Installation de l'artiste
Emilio López Menchero
du 28 mai au 30 septembre

Vernissage : jeudi 27/05 à 19h
Rue Joseph Wauters, 2
4300 Waremme

 

Emilio López Menchero (Mol, 1960)

Vit et travaille à Bruxelles.
La guerilla urbaine d'Emilio López Menchero
Comme Tarzan, Emilio López Menchero aime les grands espaces. Plus disposé à s'exposer nu que vêtu du costume noir préconisé par Adolf Loos, cet architecte défroqué s'en prend de toute sa soif de liberté à la morale fonctionnaliste de notre époque moderne. Sa tactique? Le détournement des normes et des symboles de l'architecture et de l'urbanisme. Son plaisir? Des jeux sur les changements d'échelle et les contraintes prises au pied de la lettre. Résultat? L'artiste vend des "Atomium" miniatures à Venise, exporte des frites géantes en Norvège et revisite en iconoclaste la "bible de Neufert".

L'existence du corps dans son espace environnement constitue depuis toujours un pôle primordial de réflexion pour la sculpture. Qu'il s'agisse, pour ce qui est de notre modernité, des passions de Rodin, des angoisses de Giacometti ou plus près de nous des transferts psychanalytiques de Franz West, ce sont chaque fois les signes d'un désir de liberté qui émergent de l'appréhension des systèmes de contraintes culturelles régissant l'univers des formes. En tant que sculpteur, marqué par une formation d'architecte et sans doute aussi par son passage à  l'atelier "Structure" de Tapta à la Fondation pour la Tapisserie à Tournai, Emilio López Menchero (1960, vit et travaille à Bruxelles) poursuit ce rêve d'émancipation spatiale en s'attaquant méthodiquement aux règles qui conditionnent notre survie entre quatre murs. Claustrophobe, égocentrique, mégalomane et iconoclaste, sa démarche initiée par une pratique de l'art in situ dans les années 80 affiche sa détermination à marquer des signes vitaux de la présence humaine les lieux anonymes de nos villes et de nos appartements. C'est pourquoi, les différents projets menés ces dernières années reposent essentiellement sur une lecture critique et systématique des moyens par lesquels les espaces publics comme privés nous "manipulent" voire nous "torturent".
Denis GIELEN (dans l'Art Même)

La ville de Waremme

Capitale de Hesbaye, Waremme est une petite ville à la campagne qui compte près de 14.500 habitants. Nichée au coeur d'un noeud de communication (ligne de chemin de fer entre Bruxelles et Liège et les autoroutes E40 et E42), Waremme est un réel pôle d'attractivité dans les secteurs scolaire, sportif, commercial et culturel.

Grâce à ses atouts, Waremme  connaît un développement exponentiel depuis plus de 10 ans tout en préservant son caractère rural ; elle attire de nombreux nouveaux habitants provenant des régions bruxelloise et liégeoise, qui sont à la recherche des services d'une ville, de quiétude et de grand air.

http://www.waremme.be/

 

 

L'homme bulle

Campé face à l'Hôtel de Ville, son « Homme bulle » a les proportions anonymes d'une figure dessinée par Ernst Neufert, cet architecte allemand qui codifia les normes et mesures de toutes nos architectures domestiques et vernaculaires. De sa bouche s'échappe un monumental phylactère que l'artiste vous invite à vous approprier le temps d'un instant, afin de vous exprimer librement. Le graffiti, le tag, l'empreinte directe, tous ces signes de la culture urbaine contemporaine, sont ici permis. L'Homme Bulle est ainsi le porte-parole de tous ; il attend que vous lui confiiez vos pensées les plus singulières, des plus intimes aux plus collectives.

Le mot du Député Paul-Emile Mottard

Le mot du commissaire Jacques Charlier


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