Seraing : Nicolas Bomal
Hôtel de Ville de Seraing
Place communale
4100 Seraing
Une petite balade au départ de la dernière demeure de John Cockerill...
Installation de l'artiste, de la place Communale à la place Kuborn, en passant par la rue Brialmont.
Vernissage : le vendredi 25 à 18h30,
Local CIAJ, rue Brialmont.
Nicolas Bomal (Haine-Saint-Pierre, 1974)
Nicolas Bomal est né en 1974 dans la région du Centre, ancien bassin minier et métallurgique. Il étudie la photographie à l'Institut des Beaux-Arts de St Luc, à Liège. De cet apprentissage, il retient deux travaux, lesquels constituent la base pour sa recherche en photographie : « Une Autre Histoire » (1998) dans lequel il montre un noyau familial, semblable au sien à beaucoup d'égards, complètement dissous dans la misère humaine, et « Les Anges Déchus » (1999), longue frise en noir et blanc qui interroge l'ampleur et la richesse du patrimoine industriel de sa région, et plus largement la réalité économique et sociale de notre société occidentale. Son troisième travail, commencé en 2001, est toujours en cours d'élaboration. « Espace Belgique », pour lequel il a déjà reçu le 14e Prix National Photographie Ouverte en Belgique (2003), questionne tout un chacun sur son propre rapport à l'espace de vie commun. Cette errance, dont l'ambition affirmée est de rechercher des indices de comportement sociologique d'un groupe ou d'une société donnée à travers le paysage, l'urbanisme et l'aménagement du territoire, s'étend progressivement au-delà des frontières belges, notamment au Canada, en France, en Italie et en Albanie. La démarche de Nicolas, qui se définit selon ce que M. Poivert nomme la « poésie documentaire [1] », revisite de l'extérieur l'histoire récente de la photographie (de paysage), de la littérature et du cinéma nord-américain.
[1] La photographie contemporaine, Ed. Flammarion, Paris 2002, p.181sv
La Ville de Seraing
A l'aube du 21e siècle, la ville de Seraing se prépare à négocier un grand tournant de son histoire. Pionnière dans le secteur de la sidérurgie, elle a ouvert la voie à l'ère moderne sur le continent européen, par son ingéniosité et son savoir-faire industriels. La Cité du fer peut s'enorgueillir d'avoir contribué au développement de procédés industriels de pointe, sans parler de la maîtrise du façonnage du cristal, poussée à son art, et dont nos maîtres-verriers restent les dépositaires.
Aujourd'hui, une page se tourne...
Le paysage structurel de notre ville va radicalement changer de visage. D'où la nécessité de créer de nouveaux pôles économiques et de veiller à la reconversion intelligente d'anciens sites industriels désaffectés. Quant aux projets urbanistiques de grande ampleur, ils sont désormais amorcés avec, à moyen terme, la création d'un grand boulevard urbain qui traversera Seraing d'Est en Ouest.
Forte de son histoire et de son expérience, notre Ville peut puiser à souhait dans son patrimoine culturel, touristique et industriel pour trouver les ressources nécessaires à son renouveau.
La requalification de la vallée sérésienne, projet longuement pensé par l'AREBS, et dont les prémices sont d'ores et déjà mises en chantier, y pourvoira partiellement.
Reste à mieux mettre en valeur nos joyaux, encore trop peu connus du grand public : les châteaux de Jemeppe, l'Eglise Primaire et ses fonts baptismaux, le magnifique site du Val Saint-Lambert, et bien-sûr les bois et forêts de Seraing qui, faut-il le rappeler, recouvrent un tiers du territoire de notre ville.
Toutes ces initiatives, ces efforts conjugués ne visent qu'un seul objectif : négocier avec succès la grande mutation que s'apprête à vivre Seraing.
Ville d'avant-garde déjà à l'époque industrielle, la voilà mise en demeure aujourd'hui de devoir répondre efficacement à des sollicitations multiples, qu'elles soient liées à la mondialisation ou à l'exigence d'un meilleur cadre de vie. Avec l'impératif de se réinventer, de trouver ses nouvelles marques. Ce qu'elle a fait dans son passé, ce qu'elle fera dans son avenir, tout proche.
Seraing demain, ça commence aujourd'hui !





