LE TRAVAIL ET LES ŒUVRES DES ARTISTES EN IMAGES





Huy : Sylvie Canonne

Sub Rosa

Hôtel de Ville de Huy

Installation de l'artiste
Sylvie Cannone
du 27 juin au 30 septembre.

Vernissage : samedi 26/06 à 11h30
Grand Place, 1
4500 Huy

Ce samedi à Huy, c'est grand jour de mariage !
L'occasion pour l'oeuvre de Sylvie, de recevoir sa pluie de riz, de s'habiller de blanc ou au contraire de se cacher à l'ombre des hauts-de-forme...

 

 

 

A VOiR ! En parallèle à l'installation de Sylvie Canonne : Passages, une exposition de sculptures, peintures, dessins... sur la thématique des portes. Du 3 juillet au 5 septembre, Espace Place Verte, derrière l'Hôtel de Ville. Vous y découvrirez aussi différentes étapes de la création Sub Rosa.

 

Sylvie Canonne (Soignies, 1962)

Je crée pour découvrir mon rapport à la vie, c'est pour moi une sorte d'archéologie.

De son enfance, Sylvie Canonne garde le souvenir d'une complicité avec sa grand-mère qu'elle aimait côtoyer. Cette femme indépendante lui parle d'art, de musique et de lecture.

Enfant et adolescente, Sylvie dessine. Parmi ses dessins, apparaissent souvent des personnages féminins.

Après une année d'études universitaires en philologie germanique, elle se tourne vers l'art et s'inscrit dans l'atelier de gravure de Gabriel Belgeonne à l'Ecole Supérieure des Arts Plastiques et Visuels de Mons. L'enseignement qu'il propose lui donne l'occasion d'explorer de nouvelles perspectives.

En 1991, le premier prix de la troisième édition du Prix de la Gravure en Communauté française lui est décerné. Les gravures qu'elle y présente, laissent à voir une sorte de journal intime, un monde intérieur pas encore sondé et une archéologie personnelle où l'artiste fouille comme dans un espace chaotique qu'elle tenterait d'ordonner pour donner du sens au paysage confus fait du magma intérieur qu'elle est alors elle-même avec l'enfant à naître.

Dans ce brouillard personnel, la technique de l'eau-forte convient adéquatement pour gratter, effacer, gratter et effacer encore, comme pour défricher le terrain ; et comme si les morsures de l'acide tentaient de creuser une terre encore inexplorée et faire émerger des objets enfouis dans le sol, comme ces quelques traits échelonnés, ces cercles ou ces rectangles noirs parmi des éléments épars, repères où se poser.

Sans prévenir, lors de l'exposition du groupe Xylon Belgique en 1994, l'artiste propose un choix de linogravures radicalement différentes : ce qui s'impose alors à elle, ce sont des surfaces de couleurs, bien plus que des formes. Les unes sont rouges, les autres sont bleues claires, sans lien entre elles. C'était poser une acte spontané sans savoir où aller, pour pouvoir avancer. Avec parfois, quelques mots comme « le temps », « les jours », « les illusions », à peine visibles sur la surface colorée. Cette attitude l'entraîne au devant d'un nouveau départ.

Quand viennent ensuite se juxtaposer ce rouge et ce bleu, c'est le début d'une unité et de la quête d'une harmonie. De cette époque date la rencontre avec la plasticienne Juliette Roussef et avec Guy Vandeloise, peintre et historien de l'art. Ils lui disent que la pratique artistique peut être un mode d'exploration et d'expression de l'univers intérieur. Durant cette période, son œuvre prend une dimension spirituelle et l'artiste réalise en 1997, ses Icônes, faites de façon intuitive, quasi abstraites et dont certaines laissent reconnaître des morceaux de bustes féminins qui se détachent sur fonds colorés.

Sentiments et émotions prennent formes concrètes dans Autoportraits montrés lors de sa première exposition personnelle à la Galerie Flux à Liège en 2002. Si ces derniers portent la blessure de la séparation, la série du Corps amoureux de 2003 montre l'amour incarné et ses œuvres plus récentes de 2004, comme Le cerf et la petite fille ou Artémis nous livrent la part la plus intime de son être et nous mène au cœur de l'univers des rêves, des mythes et de l'inconscient.

La série des Broderies de 2003 est liée à la peine et au recueillement qu'un deuil laisse derrière lui. Des trous brodés comme des plaies béantes, des larmes ou un cœur, évoquent et rappellent le si tenu de la vie face à la mort. Et le processus même de broder les points, point après point, est là comme un rituel de guérison.

« Je travaille autour de cette féminité qui inclut aussi la part masculine du féminin ». Le féminin, thème vaste, combien complexe et mystérieux auquel l'artiste s'attèle en interrogeant son être depuis ces figures de femmes que sont la petite fille, la mère, la grand-mère jusqu'à la Vierge et Artémis. Elle met au jour ces figures pour éclairer son rapport au féminin.

Dans les peintures et les dessins de cette époque, les bois du cerf, les chiens de garde ou le papillon d'or symbolisent l'existence en tout être et en toute chose, d'un ordre sacré et inaliénable. Sous les traits d'une petite fille, l'artiste cherche à élucider le mystère du féminin en ce qu'il a d'animalité, d'archaïsme et de part masculine. Puissance du rouge sang et tendresse du bleu ciel.

Toutes ces choses se concentrent dans les œuvres de Sylvie Canonne au-delà de l'unique représentation de l'image. La simplicité des silhouettes traitées en une seule couleur d'un bleu clair, la blancheur du fond et l'absence de décor nous transposent dans un univers hors du temps et sans limite d'espace, lesquels confèrent à l'œuvre de l'artiste une forte puissance symbolique.
Véronique Blondel

 

Huy d'art et de culture

Huy se positionne comme pôle culturel et artistique régional.

Le centre culturel de l'Arrondissement de Huy est certainement l'outil culturel le plus important. Il propose d'innombrables rencontres avec les artistes souvent des plus renommés qui inscrivent Huy comme étape incontournable de leurs tournées. Et les activités foisonnent, expositions, concerts, ciné-club, festivals...

Notre cité jouit également d'un complexe cinématographique de sept salles, de nombreuses galeries d'art et de musées.

Mais à Huy, l'art ne se découvre pas que dans les espaces réservés à cet effet. Une flânerie dans ses rues et ruelles pittoresques de la rive droite et de la rive gauche permettra de découvrir un musée à ciel ouvert où édifices ancestraux et œuvres contemporaines se côtoient pour le plus grand bonheur des yeux.

Le visiteur pourra également emprunter le téléphérique afin de découvrir la Ville sous un autre angle et aussi accéder au Fort et au parc animalier.

Et cet été, Huy innovera encore en proposant « Dédales », une exposition d'art public, ainsi qu'une exposition consacrée au fauvisme avec des lithographies originales de Braque et Matisse.

Une étape du projet « Passages, croiser les imaginaires » se déclinera en une installation artistique destinée à mettre en valeur l'Hôtel de Ville. C'est à l'artiste Sylvie Canonne qu'a été lancé le défi de créer cette œuvre éphémère à découvrir de juin à septembre.

Bienvenue à Huy.

http://www.huy.be/

Le mot du Député Paul-Emile Mottard

Le mot du commissaire Jacques Charlier


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