Flémalle : Marie Zolamian
Hôtel communal de Flémalle
Installation de l'artiste
Marie Zolamian
du 25 septembre au 19 décembre
Vernissage : vendredi 24/09 à 18h30
Grand Route, 287
4400 Flémalle
Marie Zolamian (Beyrouth, 1975)
Elle
Elle. Des exils, ce traumatisme majeur, cette déréliction, cette perte de soi. Elle en souffre, parfois confrontée à des perspectives culturelles contradictoires tandis que vacille la mémoire.
Au creux de ma pratique, j'aime lui créer un avenir, lui donner une histoire et des imaginaires, la doter de mémoire.
Depuis cinq ans, elle est au centre de mes préoccupations. Et j'archive mes exils choisis ; de mes déplacements, je garde des traces de ma façon de cerner ce qui m'est inconnu. Dans chaque ville, au fil de ces transhumances, je note, dessine, photographie et peins toutes ces petites choses qui font basculer ma perception et dont je veux qu'elle soit le témoin. À mes retours, le lui confie ce matériel. Elle l'archive dans de petites boîtes. Elle les titre, les date, les localise.
Ces déplacements agissent sur ma conscience, ils ont des effets ; mes intérêts s'aiguisent. Ces exils sont des territoires habités ; ils ne sont ni des voyages touristiques ni de découverte. Le réfugié n'est pas un touriste. En quête d'identité, il tend vers la citoyenneté. L'isolement dans l'inconnu et le détachement du familier affectent les sens ; ils font apparaître une collusion entre passé et présent, fiction et réalité. J'en ai conscience et je le lui rapporte.
Mon travail est une (en)quête, une recherche, comme une fiction documentaire inscrite dans le réel ; ou le contraire, au fil de témoignages recueillis. C'est une approche ethnologique qui traite de questions d'identité, d'interchangeabilité des mémoires, d'histoire et de mémoires territoriales créant ainsi un territoire de la mémoire ; de politique aussi ou de globalisation des singularités.
Tout agit comme une perturbation du sens et du signifié ainsi créés, une déconstruction reconstruction permanente à l'intersection du langage et des codes visuels.
Marie Zolamian

Flémalle, singulièrement plurielle
Au-delà de son riche passé industriel, Flémalle recèle également des atouts remarquables, en termes de patrimoine, d'infrastructures d'accueil et de loisirs.
Ces éléments en font, en Haute-Meuse, une commune étonnamment verte où il fait bon vivre et qui mérite d'être visitée.
Et ce d'autant plus qu'elle est aussi un lieu de vitalité culturelle (Centre wallon d'Art contemporain, Centre culturel), de tourisme culturel (Préhistosite), et animé par un dynamisme associatif peu commun, tant en matière d'éducation permanente, de sport, d'action sociale, de culture ou de jeunesse.
Dans ce cadre, culture et citoyenneté ont de tous temps été considérées comme intimement liées, dans la recherche tant de l'émancipation de chacun(e), que du développement de la vie de la communauté locale.






